Frédérique, une jeune artiste peintre fragile, supporte mal
les attaques de quelques critiques d’art respectables. Doit-elle
renoncer à la peinture ? Doit-elle résister aux assauts de
ceux qu’elle considère comme les Talibans du système artistique
?
L’effondrement psychologique coupera court au dilemme : tous
ses tableaux partiront en fumée lors de l’incendie qui ravagera
son atelier. Pourtant un à un les critiques sont exécutés,
sans que quiconque ne s’en inquiète. Ni corps, ni plaintes,
rien. Une véritable malédiction du Ciel. Frédérique survit
dans une clinique de soins psychiatriques. Ce pourrait être
son meilleur alibi pour le cas où l’on viendrait un jour lui
demander des comptes, mais personne ne vient. D’ailleurs on
rentre et on sort de la clinique comme d’un supermarché. Les
morgues deviennent des lieux de confidence et de fêtes. Les
déviances macabres ou sexuelles sont prétextes à la comédie
! Le monde de l’Intérieur est plus drôle et sécurisant que
celui du Dehors. Ici Frédérique a des amis, ici quand les gens
disparaissent c’est qu’ils sont morts alors que là-bas quand
ils sont morts, ils disparaissent sans laisser de traces, ou
presque… À l’abri des notions de Bien et de Mal, elle s’attache
aux membres de sa nouvelle famille et pardonne leurs excentricités.
Il faut bien pardonner… De toute évidence, le plus redoutable
tueur en série de tous les temps, c’est Dieu. Frédérique prendra
conscience peu à peu qu’elle surfe sur un mystère qui n’est
peut-être pas lié à sa propre folie. Deux questions l’obsèdent
: les anges gardiens existent-ils vraiment ? Si oui, jusqu’où
sont-ils prêts à aller pour nous protéger ?